Bonjour à tous,
voici un montage débuté il y a trois ans et laissé en plan. Il s'agit de la maquette ACADEMY que je comptais à l'époque réaliser "direct de la boîte".
Ayant trouvé une planche de photodécoupe EXTRATECH (qui est de très bonne facture et d'une grande finesse) j'ai quelque peu remis en cause mon objectif de départ. Au moment ou je croyais avoir pratiquement terminé ce montage, j'ai du le laisser de côté pour le reprendre aujourd'hui avec une approche bien différente. J'avais à l'époque fais quelques photos en cours de montage.

La boîte qui comprend également un KUBELWAGEN.

La planche EXTRATECH ref EX2145.

L'aménagement intérieur fourni par ACADEMY comprend le minimum dont j'étais prêt à me contenter sur le moment. J'avais tout de même remplacer les barres de maintient des ailerons par du profilé en plastique beaucoup plus fin.

Le capot moteur est à reprendre complètement.

Ayant fait l'acquisition de la planche EXTRATECH, j'ai retiré l'ancien aménagement intérieur pour le remplacer par la photodécoupe. Autant dire que la peinture des harnais et la patine sera à reprendre totalement.

Je n'avais pas perdu de temps, les ailes sont déjà barbouillées et les décals posés. Les pièces en photodécoupe viennent affiner l'ensemble. On remarquera la texture granuleuse du plastique qui correspond à la représentation des surfaces entoilées. Y'a du boulot...

Le tableau de bord et les différentes commandes sont vraiment fines.

La verrière l'est un peu moins...

Il ne restait pas grand chose à faire pour finaliser ce montage. Malheureusement mes exigences ont évoluées et je vais être obligé de tout reprendre en profondeur à commencer par un poncage intégral du fuselage pour retirer cette horrible texture granuleuse ainsi que la gravure en relief de certains panneaux. Le capot moteur est à reprendre entièrement car il ne correspond pas à la réalité. La verrière est beaucoup trop épaisse, etc.
Je me suis attaqué à la verrière car j'en ai besoin pour réaliser le détaillage de l'habitacle. Comme les pièce ACADEMY ne sont pas un modèle d'ajustage, j'ai refait un master en carte plastique renforcé de milliput. J'ai ensuite fait un tirage en résine car cette dernière résiste pieux à la chaleur du thermoformage. Place aux photos.

Le découpage est différent de celui proposé par ACADEMY car cette formule me semble plus pratique à assembler.

Une vue de d'étail sur une moitiè de verrière.

Les trois parties fraîchement thermoformées. L'opération est vraiment très rapide, le plus long est de réaliser le master.

Les pièces découpées.
J'ai laissé de coté les verrières pour attaquer le fuselage qui doit-être un peu rafraichi avant d'aller plus loin.
On commence donc par séparer la partie avant en vue des retouches à effectuer sur les capots moteur. Voici ce que cela donne :

Même si tout avait été bien collé, la séparation s'est passée en douceur et sans casse.

Il y a pas mal de travail sur les capots moteur. Les ouies sont en relief et mal positionnées. Il y a trois excroissances à supprimer. Il faut également creuser et affiner les paroies.

L'ouverture principale a été bouchée afin de la refaire avec un profil plus juste. Les paroies ont été amincies avec différentes fraises.

Les ouverture correspondent mieux à la réalité ainsi. Les paroies ont été également terriblement amincies; il reste encore deux ou trois détails à réaliser pour en finir avec ces capots.

Voici les ailes telles que je les avais laissées. Les lignes de structure ainsi que le rendu de matière ne sont pas des plus justes. Il va falloir reprendre tout ça... de toute façon le traitement camouflage ne me plait pas !

On commence par séparer les parties mobiles.

La texture granuleuse est supprimée à l'aide d'une lame courbe. Je reprendrai les ailes un peu plus tard pendant les phases de séchage d'autres éléments.


Après une longue réflexion métaphysique, j'ai décidé de me passer de l'habitacle en photodécoupe qui fait un peu plat (vu que la structure est tubulaire) et est aussi un peu faux en terme de dimensions. Pour permettre au nouveau cadre de s'insérer dans le fuselage, il faut amincir les paroies au maximum. La tubulure est ensuite réalisée en profils evergreen de diamètre 0.5. Ce cadre n'est pas complet car la structure comporte d'autres tubes de diamètres inférieurs qui seront réalisés en fils de cuivre.

On voit bien ici que le plastique est devenu très transparent suite à la cure d'amaigrissement infligée à la paroie. On notera également la forme de l'ouverture de la porte qui a été reprise. ACADEMY propose un dessin symétrique alors que ce n'est pas le cas. La forme de cette ouverture est conditionnées par le chassis métallique.

La nouvelle pièce en comparaison de la photodec.

Le plancher réalisé en feuille d'alu.

Comme les ouïes de capot ont été percées, il n'est pas acceptable de laisser un trou béant sans meubler un minimum. J'ai donc entrepris la réalisation du moteur Argus.
Le moteur est réalisé en carte plastique. La base (je ne me rapelle pas du terme exact) est constituée de deux morcaux d'épaisseur 2mm collés puis mis en forme à la fraise pour plus de précision car les dimensions sont plutôt réduites (10mm x 4mm x 5mm). Les cylindres sont usinés au tour dans du profilé evergreen de diamètre 2mm. La partie la plus mince fait 1,6mm. Les ailettes sont réalisées grace à un outil réalisé avec un morceau de métal d'épaisseur 0.1mm taillé en biseau. Il ne reste plus qu'à faire des entailles tous les 0,2mm. J'ai préalablement essayé avec une aiguille mais le résultat n'était pas assez net, un bourelet se formait de part et d'autre du sillon ce qui vu la petitesse de la pièce et la molesse de la matière entraînait la destruction des ailettes voisines. Pour une réalisation précise dans le but d'un moulage, le styrène n'est pas la meilleure matière mais pour une évoquation du moteur ARGUS, c'est parfait.
Voici l'évolution du moteur. Vu ce qui sera visible au final, il est évident que tous ces détails ne sont pas nécessaires mais que voulez-vous je prend mon pied comme je peux.

On voit bien la limite du tournage de pièces en styrène de faible dimension sur les ailettes de certains cylindres qui se sont collées les une aux autres donnant un aspect irrégulier.
Allez, plus que quelques bricoles suivi d'une bonne barbouille et basta !

Le moteur reçoit une couche d'alu. Il faut peindre certaines parties au préalable car elles seront inaccessibles une fois le moteur terminé.

Après avoir collé le plancher, j'ai tenté de simuler le contreplaqué avec une couche de base marron et une teinte plus claire à l'huile pour représenter les veines du bois. Le tout est recouvert d'une couche de vernis brillant polyuréthane en vue de laisser apparaître certaines zones plus sujettes à l'usure.

Collage des diverses manettes, support de chargeurs et cablages puis peinture en RLM02. La surface interne de l'habitacle considérablement affinée et agrémentée de la tubulure du chassis à reçu également une couche de RLM02.

L'ensemble est patiné puis inséré dans le fuselage pour vérifier que tout va toujours bien.
Avant de passer à la suite, une petite explication s'impose : faisant confiance à ACADEMY, je n'ai pas vérifié les dimensions de la maquette par rapport aux données de l'appareil réel. Ce fut un tort. Effectivement, je me suis rendu compte un peu tardivement qu'ACADEMY a commis sur cette maquette une multitudes d'erreurs. Tout d'abord, l'envergure est trop courte de deux millimètres et la longueur trop courte également de pratiquement 4 mm. Ce n'est pas tout, la largeur de l'habitacle est de 8 mm ce qui correspond à environ 57 cm dans la réalité, c'est très très étroit sachant qu'il s'agit des dimensions extérieures. Les plans disponibles sur différentes publications sont tous différents ce qui illustre le sérieux des dessinateurs et la crédibilité que l'on peu accordé à ces ouvrages monographiques. Malheureusement le Storch n'est pas le seul appareil concerné par ce manque de précision et avant de publier des plans 3 vues avec informations d'échelle certains éditeurs feraient bien de s'assurer de l'éxactitude des informations délivrées. Bref, tout cela pour dire que je suis dans la m.... Comment faire pour s'approcher de la vérité ? Heureusement, j'avais quelques clichés de l'appareil pris à la ferté allais grâce auxquels j'ai pu réaliser une première série de plans, après quelques calculs destinés à corriger l'effet de perspective des photos. Cette premiere approche n'était biensûr pas suffisante. Après de longues recherches, j'ai mis la main sur quelques dessins techniques qui m'ont permis d'affiner mes plans.
En conclusion, l'habitacle ACADEMY est trop étroit (0.8 cm au lieu de 1cm (ce qui récupère les deux millimères manquant à l'envergure), il est également trop court. La dérive et les ailerons sont de forme érronée. Bref, cette maquette est une interprétation approximativement grossière de la réalité.
Face à cette constatation, je n'avais pas d'autre choix que de tout reprendre et malheureusement, il ne va pas rester grand chose des pièces ACADEMY.
Comme il faut tout refaire, l'idée de base est de réaliser un master qui permettra d'autres tirages au cas où l'envie de réaliser un autre Storch me prendrais.

On commence par la queue. La méthode est assez simple, réalisation précise des couples en carte plastique de 0.75 puis plaquage en carte de 0.5.

On continu avec l'habitacle qui sera thermoformé entièrement en acétate transparent. L'avantage est que le résultat sera très fin. Cette méthode permettra également de minimiser le collage des vitrages.

Pour gagner du temps, les formes galbées sont réalisées enmilliput blanc.

Les ailerons sont taillés dans la carte plastique.

Masticage afin de parfaire les surfaces.

Après de nombreuses séances de mastiquage, poncage et lustrage, les surfaces sont parfaites. J'ai donc ajouté les carottes pour faciliter le moulage.

Les moules sont réalisés en silicone coulé dans une boîte démontable réalisée en carte plastique de 2mm. L'avantage d'un tel procédé est de pouvoir démonter facilement le coffrage. Cela va être fort utile pour l'étape suivante. Le moule en silicone est maintenu dans son coffrage lors de la coulée de résine ce qui offre une stabilité du moule qui renforce la précision du moulage.

La résine étant blanc crême, j'y ai ajouté un peu de pigments noir pour foncer la teinte, c'est plus agréable à travailler ensuite. Les pigments ne se sont pas mélangés de facon homogène et il reste quelques grumeaux qui apparaissent sous la forme de points noirs. Ceci n'enlève rien à la qualité du moulage qui est exempt de bulles.

Entre temps, j'ai tenté de reproduire les surfaces entoilées de la dérive en creusant légèrement entre les nervures. Il faut être très lèger et précis car à cette échelle l'enfoncement de la toile tendue ne doit pas être éxagéré outre mesure.

Les pièces sont ensuite termoformées.

Le résultat est très fin (0.1 mm d'épaisseur) et correspond en tout point à ce que j'avais espéré. L'assemblage va sans doutes nécessité un peu de dextérité car les pièces sont fines, peu rigides et la feuille d'acétate ne se colle pas aussi facilement que le styrène.
Puisque la partie externe de la carlingue est prête, il faut donc s'attaquer sans plus tarder à la structure qui viendra supporter le revêtement thermoformé.
J'ai donc sorti le fer à souder et divers fils de cuivre de différents diamètres (0.55, 0.40, 0.35, 0.25, 0.12) et au bout de longues heures et d'un premier essai raté (trop large de 0.5 mm) voici le résultat :

Au préalable, j'ai fait un plan avec toutes les vues et coupes utiles. Le démarrage est plutôt simple, il suffit de maintenir les fils de cuivres coupés à la bonne dimension sur le plan et de souder les éléments entre eux. Une fois les parties inférieure et supérieure réalisées il faut souder tous les petits bouts de cuivre qui composent les cotés de la structure.

Patiemment on poursuit les assemblages...

Ce n'est pas encore terminé mais c'est en bonne voie. Ce petit bidule m'a tout de même pris 16h de travail. Je sais, je suis lent...
A+